Le Livre du Thé – Kakusô Okakura

« Le grand Rikyû avait le courage de n’aimer que les objets qui l’attiraient personnellement, au lieu que je me range incons-ciemment au goût du plus grand nombre. Assurément, il n’est qu’un Rikyû entre mille parmi les maîtres de thé. Aujourd’hui, chose combien regrettable, la plus grande part de notre enthousiasme pour l’art ne repose sur aucun sentiment réel. En une époque démocratique comme la nôtre, les hommes réclament à cor et à cri – et sans même tenir compte de leurs propres sentiments – ce que la majorité considère comme le meilleur. Ils délaissent le raffiné pour le coûteux, et la beauté pour la mode. »