Propos sur la peinture du moine Citrouille Amère

« Dès que la Suprême Simplicité se divise, la règle s’établit. La règle se fonde sur l’Unique trait de pinceau… Le fondement de la règle de l’Unique trait de pinceau réside dans l’absence de règles qui engendre la Règle ; est la Règle ainsi obtenue embrasse la multiplicité des règles… Si loin que vous alliez, si haut que vous montiez, il vous faut commencer par un simple pas. Aussi, l’Unique trait de pinceau embrasse-t-il tout, jusqu’au lointain le plus inaccessible et sur dix mille millions de coups de pinceau, il n’en est pas un dont le commencement et l’achèvement ne réside finalement dans cet Unique trait de pinceau dont le contrôle n’appartient qu’à l’homme. Par le moyen de l’Unique trait de pinceau, l’homme peut restituer en miniature une entité plus grande sans rien en perdre : du moment que l’esprit s’en forme d’abord une vision claire, le pinceau ira jusqu’à la racine des choses… Car la Suprême Simplicité s’est dissociée, aussi la Règle de l’Unique trait de pinceau s’est établie. Cette règle une fois établie, l’infinité des créatures s’est manifestée. C’est pourquoi il a été dit : « Ma voie est celle de l’Unité qui embrasse l’Universel. »