Le livre du Thé (p 140) – Okakura Kakusô

« De l’accent mis sur l’harmonie dans le cha-no-yu est né l’un des traits les plus marquants de cette voie : l’égalité sociale au sein de la chambre de thé. Ce qui ne signifie pas pour autant que les distinctions sociales soient purement et simplement abolies, ni que l’ordre de préséance soit laissé au hasard. Au contraire, l’ordre des invités est soigneusement déterminé à l’avance, ainsi que les places et rôles respectifs de l’invité d’honneur et des autres convives. Adhérer à de telles règles nous offre une authentique liberté – celle de nous retrouver sur un plan pleinement humain, laissant loin derrière les embarras du monde. »